Hardware

Jeudi 28 octobre 2010 4 28 /10 /Oct /2010 21:54

Après 2 ans sur iPhone 3G, j’ai eu envie de changer d’air et de tenter l’aventure Android dont on parle tant, est-ce bien une alternative valable à l’iPhone, est-ce comparable, ou plutôt destiné à un autre public ? C’est ce que je vais tenter de vous faire partager dans la suite de l’article.

 

Au déballage, la première impression est très bonne : finition de qualité, grand écran en verre, contour en métal brossé, coque arrière en plastique doux et antidérapant. La couleur «silver» lui va à ravir, bien mieux que le vilain brun du modèle standard. Je lui ai adjoint une Micro SD Classe 10 (la plus rapide) de 16 GB pour être à l’aise.

 

DSCF2527


L’allumage confirme cette excellente impression. Après un boot plutôt lent, l’écran AMOLED de 3,7 pouces s’anime et démontre des couleurs très flashy (peut-être même trop) et un contraste excellent, la finesse des pixels est remarquable (résolution de 480*800) belle claque visuelle. 

La configuration se fait simplement en entrant ses identifiants Gmail et ensuite tout se synchronique «from the cloud». Facile, rien à dire ! 

Ensuite, la découverte d’Android et de Sense, l’interface maison de HTC, commence. 7 bureaux virtuels s’offrent à nous, comme on peut le faire avec Spaces sur Mac ou comme cela se fait aussi sur iPhone, mais le plus, c’est la vue aérienne de cet 7 bureaux, façon Exposé de Mac, pour sélectionner celui qui nous intéresse. Ensuite, chacun de ces écrans peut être peuplé de widgets, de raccourcis vers des applications, des liens ou des contacts, on peut aussi créer des dossier regroupant divers éléments. Les widgets constituent le gros point fort du duo Android/Sense : ils ont un design très réussi et une fonctionnalité qui séduit également, on peut afficher sur les écrans de base toutes les infos que l’on juge pertinentes : météo, localisation, historiques, emails, sms, tweets, Facebook, etc etc. 

Le passage entre ces écrans et widgets est d’une grande fluidité, on n’en attend pas moins d’un Smartphone affichant 576 MB de RAM et un CPU Snapdragon @ 1 GHz...

L’ensemble des applications est accessible via un bouton du dock en bas à gauche de l’écran, en grille comme sur iPhone ou en colonne. Le dock, présent sur tous les bureaux, donne aussi accès à l’ajout de widgets et raccourcis, et évidemment aux fonctions du téléphone.

Le clavier virtuel est excellent, il permet la gestion de plusieurs langues, un retour haptique (vibrations au toucher) et les corrections automatiques sont très performantes.

L’interaction avec l’interface ne se fait pas seulement avec l’écran tactile, mais aussi via les 4 touches physiques (retour au menu principal, recherche, menu contextuel, retour en arrière), ce qui demande une période d’adaptation pour qui est habitué à l’expérience full tactile de l’iPhone.

Autre point fort de ce Desire : le client mail : avec une jolie interface, il permet de gérer parfaitement Exchange et GMail de façon simple mais complète, un must du genre.

Les applications préinstallées de Google sont excellentes : gmail, google talk qui permet d’être joignable en permanence pour un chat, Maps et surtout Navigation qui remplace un GPS. Ces applications sont superbes et très fluides.

Et le browser dans tout ça ? Il s’agit d’une version de Chrome habillée par HTC, qui a quelques détails intéressants, on peut zoomer à deux doigts (multitouch),le reformatage des textes se fait automatiquement quand on zoome, les favorits sont illustrés de vignettes, on peut lire le Flash d’Adobe, ce qui signifie par exemple une lecture fluide des vidéo Youtube et Dailymotion dans les pages web, mais pour les jeux Flash, ça ne marche pas très bien, ils ne sont pas souvent prévus pour un contrôle multitouch. Enfin attention, quand flash est activé, le défilement peut présenter des saccades et pénaliser l’expérience utilisateur. Même sans flash, la fluidité n’est pas parfaite, malgré la RAM et le CPU impressionnants… étrange. A noter que le browser Opera mini est par contre parfait dans ce registre, c’est une excellente solution de remplacement.

Et qu’en est-il du multimédia ? Précisons d’abord que pour déposer du contenu multimédia, il suffit de connecter le smartphone à un PC ou Mac et d’y déposer les fichiers comme sur une simple clé USB, facile. Pour la musique, l’application HTC «Musique» fait parfaitement son job, gère les listes de lecture, un widget, les pochettes d’album avec une sorte de coverflow, il lui manque juste le tri par groupe ET nom d’album du groupe en mode coverflow. Qualité sonore OK, les écouteurs HTC d’origine ne sont pas mauvais.

Pour les images, l’application HTC est sympa, mais hélas, comme ces images sont stockées sur la carte SD, il faut chaque fois les charger et cela prend du temps, on n’a pas l’accès immédiat à toutes les images comme sur iPhone. De plus à chaque fois que le Desire est connecté en USB à un PC, l’application va rescanner le tout… pas optimal et irritant à la longue… Ce que je trouve assez navrant pour un produit haut de gamme, ce sont les coupures dans la lecture du son lorsque l’on accède aux données sur la carte SD, par exemple si on regarde des photos en écoutant de la musique, quand on vient de l’iPhone, ces aspects multimedia sont irritants.

 

DSCF2530


La section appareil photo  est excellente par contre : 5 megapixels, flash, autofocus, réglages divers (balance des blancs, etc), les photos sont de qualité comparables aux petits appareils d’entrée de gamme, et les vidéos en HD 720p sont également très satisfaisantes. L’appareil ne lit pas les divx d’origine, seulement les wmv et mp4, mais il y a des apps pour cela ;)

Les applications peuvent être achetées sur l’Android Market, pendant made in Google de l’Appstore d’Apple. On y trouve une multitude de programmes en tous genres, et l’approche est radicalement opposée à celle d’Apple, même si le store lui-même a été clairement inspiré par Apple : Google laisse une liberté totale au développeurs, ce qui se traduit par des applications très variées, sans limites de fonctionnalités, mais aussi hélas à des applications mal finies, redoublant inutilement des fonctions du système déjà présent, aux interfaces sans réelle uniformité, parfois buggées voire même dangereuses. C’est le prix à payer : ouverture = pas de contrôle qualité ! 

Par exemple, Facebook pour Android a un défilement saccadé et moins de fonctions que sa contrepartie iOS. Il n’y a pas d’application officielle eBay en Europe, seulement un erzatz aux fonctionnalités limitées. Il y a par contre une gallerie 3D intéressante et qui en jette, mais elle souffre hélas du même défaut que l’app HTC, elle rescanne toute la carte après chaque connexion au PC…

Le rayon jeux commence à bien se peupler, notamment avec les gros titres 3D HD Gameloft par exemple tels que Asphalt 5, Hero of Sparta, NOVA, Dungeon Hunter… les joueurs peuvent être rassurés sur ce point. 

Une difficulté majeure avec les applications, et on n’attire à mon avis pas assez l’attention à ce sujet, c’est qu’il faut les installer sur la mémoire interne et non sur la carte SD. Il est annoncé que Andoid 2.2 permet d’installer les apps sur la carte SD, mais ce n’est vrai qu’en partie, il y a certaines apps qui le refusent, et celles qui le permettent ne sont que partiellement sur la SD, je me suis donc trouvé rapidement à court de place malgré mes 16 GB, car il n’y a en fait qu’environ 180 MB utilisables dans la mémoire du Desire, c’est peu… Il s’agit là d’un défaut majeur d’Android à l’heure actuelle.

Par contre, le volet de notifications qui se déroule et affiche à tout moment, y compris sur l’écran d’accueil, les notifications de nouveaux mails, sms, programmes en téléchargement, alertes système, est très pratique et intéressant.

Toutes les applications cohabitent en vrai multitâche, ce qui est très bien en soi, mais en même temps, il faut passer par une autre application pour les fermer réellement, ce qui n’est pas des plus pratique. 

A noter aussi que les applications ne sont pas automatiquement sauvées sur le PC comme le fait l’iPhone, mais il existe des applications (payantes!) pour le faire. Et pourtant, ce serait utile, car j’ai dû restaurer le système à son état d’origine parce que le téléphone devenait instable et plantait, saccadait, etc. Dans ce cas, il faut tout réinstaller à la main… galère !

L’autonomie du Desire se trouve fortement pénalisée par cette débauche d’applications et widgets tournant simultanément, il est difficile de tenir une journée complète avec une seule charge, je devais le recharger au bureau, heureusement qu’on peut le faire via n’importe quel ordinateur muni d’un port USB 2,0...

 

 Et la partie téléphone dans tout ça ? La qualité de réception et d’écoute est bonne rien à dire, mais attention, elle peut être perturbée si le Desire est sujet à une instabilité ou des bugs à cause d’une application installée. J’ai expérimenté des pertes d’appels et des appels non sollicités qui m’ont fait perdre une bonne partie de mon forfait, et là, c’est intolérable, ce fut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. La gestion du bluetooth est aussi plutôt capricieuse, je n’ai jamais réussi à le faire fonctionner correctement en mains-libres sur ma voiture.

 

Finalement, Android, ce n’est pas pour moi, du moins pour le moment, trop d’applications mal optimisées, qui saccadent malgré un hardware top sur papier, trop de temps perdu en réglages, parce qu’on a beaucoup de paramètres sur lesquels on peut jouer. Pour le geek qui se respecte, c’est génial. Android vs iOS, c’est un peu le même débat que Windows vs Mac OS X : l’un est plus ouvert et paramétrable à l‘envi, mais il en résulte bugs et instabilités, l’autre est plus verrouillé mais présente une expérience utilisateur plus uniforme et orientée vers les applications, mieux finie. Je suis donc retourné avec joie sur iPhone en passant à la version 4, test à suivre… :)

PS : dernier point : la revente, après un mois, pas moyen de le vendre plus de 60 % de sa valeur là où un iphone de 2 ans se revend à l'aise à 50 % de son prix...
Par hellric - Publié dans : Hardware
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 10 juillet 2010 6 10 /07 /Juil /2010 13:44

 

Caractéristiques techniques :

 

CPU : AMD Phenom II X6 1055T @ 2.8 GHz, mode turbo jusque 3.33 GHz

GPU : AMD Radeon HD 5870, 1 GB GDDR5

RAM : 6 GB DDR3 1333 MHz

Disque dur : 1.5 TB 7200 tours/minutes

Écran : IIyama Pro-Lite B2403WS, 24 pouces 1920x1200

Wifi n

8 ports USB 2.0, eSATA, Firewire 800, SD/CF card , Lecteur/graveur DVD

 

Bien que converti au Mac depuis plus de deux ans, j’ai toujours gardé un oeil sur le monde  PC, te l’arrivée de Windows 7 m’a réconcilié avec celui-ci. Le fait est que j’avais, malgré mon MacBook Pro, besoin d’un PC fixe pour servir de serveur multimedia et de download, de station de travail et accessoirement de PC de jeu.

Après avoir envisagé de nombreuses options (Mac Pro d’occasion, hackintosh, PC fait main), c’est finalement la sortie du nouveau Dell XPS 7100 qui mis un terme à la valse-hésitation. Ce PC équipé en «tout AMD» me permettrait ainsi de renouer avec mes premières amours en matière de PC (ah, les K6, K6-2, Athlon, … nostalgie quand tu nous tiens!). Comme à l’époque, l’offre AMD se caractérise par un rapport performances/prix imbattable. Le processeur choisi ici, un hexacore tournant à 2.8 GHz avec un mode turbo à 3.33 GHz quand la moitié des coeurs sont inutilisés. Autre atout majeur de cette offre Dell, la redoutable carte graphique ATI Radeon HD 5870 avec son giga de mémoire GDDR5 et ses 1600 processeurs de flux. Une vraie bête qui rivalise avec la dernière génération de nVidia (Fermi) sans problème. Le chipset AMD complète la config’ et il y a même quelques utilitaires sympa de chez AMD toujours, comme le gestionnaire multimedia Fusion, l’Overdrive qui permet de contrôler chaque paramètre CPU (fréquences, tension, des CPU et de  la RAM), et utilitaire permettant d’arrêter toutes les routines système inutiles pour optimiser les ressources. D’autant qu’on y ajoute un bon disque dur 7200 tours/minutes de 1,5 TB, ce qui permet un stockage confortable pour tous les fichiers multimedia et nombre de jeux. Enfin, cet ensemble AMD CPU/Chipset/GPU est  labellisé «Vision Black label» par AMD, ce qui signifie dans son jargon le haut de gamme au niveau performances.

 

Une fois commande passée via Les Delliens, ce qui permet au passage d’obtenir près de 200 EUR de ristourne par rapport à la boutique Dell en ligne, la livraison s’est faite en moins d’une semaine, rien à redire, parfait.

 

DSCF2355

 

L’emballage du colis est en carton industriel, pas de chichis. Le Studio XPS est livré d’origine avec une clavier noir et blanc et une souris USB filaire assortie assez quelconque, mais j’utiliserai plutôt un clavier Apple USB et une souris laser sans fil Logitech MX Revolution, les meilleurs dans leur domaine respectif selon moi. C’est mon bon écran Iiyama 24» qui se chargera de l’affichage full HD, et un système de hauts-parleurs Dell 2.1 avec subwoofer sonorisera l’ensemble.

 

DSCF2357.JPG

 

Après déballage, la bête se révèle : boitier très classe, sobre, épuré, solidement construit (corps en acier noir, seul le panneau frontal en en plastique couleur titane). Les 2 ports USB sur le dessus avec le petit renfort pour y poser une clef USB ou un GSM, c’est bien vu. Il y a aussi un panneau coulissant en façade qui révèle deux ports USB de plus et une baie 3.5». Petit bémol pour le panneau arrière qui n’est pas mieux fini qu’un PC «fait maison». Les LEDs du disque dur et de l’alimentation sont blanches, ce qui donne un côté plus classieux. En effet, j’ai été heureux de trouver ce PC, qui, sous une robe sage et classe, cache une redoutable machine de gamer, sans les jeux de lumière genre «tuning» qui équipent trop de machines puissantes.

 

Côté système, c’est le déjà classique Windows 7 64 bits Home Premium, avec un abonnement Mc Affee de 15 mois. 

En performances pures, cet Phenom II X6 est grosso modo au niveau du Core i7 860 d’Intel, tantôt plus, tantôt moins selon l’optimisation multicore du programme, et donc cela devrait s’améliorer dans le futur.

Les indices de performances sont de 7.7 pour le graphisme, 7.4 pour le CPU et  la RAM et un beau 7.6 pour disque dur, sur papier, ça dépote… En pratique, le système est bien réactif, mais toujours en deçà de Mac OS X, sans doute à cause de l’antivirus Mc Affee assez gourmand, et le fait qu’il y a toujours bien une application ou l’autre qui s’update gâche un peu la fête par moment. Cela dit, je chipote, c’est du tout bon pour la bureautique et le multimedia quand même, je peux travailler et surfer à l’aise alors que le PC envoie un film Full HD sur la télé. 

 

Dell XPS 7100 perf

 

Passons aux jeux : bizarrement, alors que Dell ne communique pas du tout là-dessus, sans doute pour ne pas faire de l’ombre à Alienware, sa division spécialisée dans le jeu, c’est pourtant dans les jeux que ce PC 100 % AMD. C’est très simple, aucun jeu ne lui résiste en full HD 1920x1200, tous les jeux testés étaient parfaitement fluides avec la qualité maximale et l’antialiasing au max. Parmi ceux-ci, citons Bad Company 2, Mass Effect 2,  Modern Warfare 2, Splinter Cell Conviction, Assassin’s Creed 2, Titan Quest, Supreme Commander 2, et même la terreur des machines, Crysis ! Une seule question se pose dès lors : que reste-il aux autres et pourquoi payer plus !!?? De quoi être à l’aise pendant un bon bout de temps ! Pour fixer les idées, le bench 3Dmark06 affiche un très beau score de 18376 points !

 

3DMark06 dell XPS7100

 

Un autre point très positif de ce PC est aussi son silence, quasiment inaudible en bureautique, il ne fait entendre qu’un léger souffle en charge, on est loin des souffleries d’autrefois. La gestion des températures est pourtant très efficace, le GPU ne dépassant pas 75 °C après des sessions de jeux intensives.

 

Côté extension, ce n’est sans doute pas son point fort, peu de place à l’intérieur, juste de quoi ajouter un disque dur. Oubliez le Crossfire vu que l’alimentation de 460 W est suffisante pour sa configuration nominale, mais ne supporterait pas les 200W supplémentaires d’une seconde Radeon 5870, mais franchement, ce n’est absolument pas nécessaire.

 

En conclusion, un ordinateur sobre extérieurement qui cache en fait un démon de puissance; il est servi par une excellente cohérence entre les composants (tout AMD, label Vision Black oblige) qui se traduit par sa polyvalence, un ordinateur tout-terrain qui permettra d’être à l’aise dans tous les registres pendant plusieurs années dans tous les domaines.

 

Par hellric - Publié dans : Hardware
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /Juil /2010 21:31

Caractéristiques techniques :

CPU : Intel Core i7 «Arrandale» 620M @ 2.66 GHz, mode turbo jusque 3.33 GHz

GPU : nVidia Gefore 330M GT, 512 MB GDDR3

RAM : 4 GB DDR3 1066 MHz

Disque dur : 500 GB 7200 tours/minutes

Écran : 15,4 pouces LED 1440x900

Wifi n, Bluetooth 2.1

2 ports USB 2.0, Firewire 800, SD card,  Lecteur/graveur DVD Superdrive, télécommande (en option)

Poids : 2.5 kg, épaisseur 2.5 cm !

DSCF2236

Macbook Pro avril 2008 mat vs Macbook Pro avril 2010 brillant

Depuis mon switch (du moins partiel) vers le monde Apple en avril 2008, j’ai été réellement séduit par la simplicité, l’ergonomie et les fonctionnalités de Mac OS X, Leopard à l’époque, puis plus tard Snow Leopard qui accélérait encore la réponse d’un système déjà particulièrement vif, surtout par rapport au Vista d’alors. De plus, la bidouille, les pc montés à la main et en chantier permanent, j’en avais assez ! Il était donc clair que le remplaçant de mon MacBook Pro (Core 2 Duo, 250 GB HD, 2 GB RAM, GeForce 8600M GT 256 MB) serait… un autre Mac. What Else ? Comme dirait George… et depuis la sortie de l’unibody fin 2008, je suis tombé sous le charme de ce nouveau design absolument splendide. Mais au niveau technique, le changement était très minime et donc , l’ingénieur qui est en moi ne pouvait pas se résoudre à changer avant d’avoir un vrai plus au niveau des performances. C’est pourquoi j’ai attendu l’arrivée de la dernière génération de puces pour portables Intel, les Core i5/i7. Et Dieu que cette attente fût longue ! Fausse alerte fin 2009 avec les i7 quad core, trop chauds et trop gourmands pour satisfaire au cahier des charges d’Apple, c’est évident. La sortie des Arrandale (dual core mais 4 coeurs virtuels) ouvrait de nouvelles perspectives en janvier 2010, mais nous ne vîmes rien venir avant avril 2010, suite à des pénuries du côté d’Intel… 3 longs mois se sont écoulés entre la sortie du chip tant attendu et son intégration au sein de la famille-phare de la gamme Mac, les MacBook Pro. Apple a pris son temps et a soigné les détails comme à son habitude. Ce fut sans doute le portable le plus attendu de l’histoire, avec pas moins de 7 topics et plus de 30.000 posts (voir «the unofficial I’m waiting for Arrandale thread» sur Macrumors.com) ! Même après sa sortie, bie que commandé le jour même, il se fit attendre, pour cause d’un volcan islandais en colère ! Mais finalement, tout vient à point à qui sait attendre :)

mbp3-100415-3.jpg

carte-mère du MBP 2010, une merveille d'ingénierie ! (c) iFixit.com

Commençons par l’emballage : minimaliste et classieux, tout à l’image d’Apple, rien de superflu mais ce que l’on reçoit est soigné.

Après déballage, on peut apprécier l’ordinateur lui-même, chef d’oeuvre de design et d’ingénierie avec son boitier unique sculpté dans un bloc d’aluminium massif. Les orifices des hauts-parleurs sont d’une finesse impressionnante, comme les LEDs de charge batterie ou le témoin de veille qui est invisible s’il n’est pas allumé. L’écran LED noir brillant, dans le même style que l’iphone, se marie parfaitement au noir du clavier. L’intégration de la Pomme éclairée au dos de l’écran est encore plus aboutie. Tous les ports sont sur le côté gauche, je devrai un peu réaménager mon bureau pour changer de place on disque Firewire Time Machine, mais rien de grave. Je gagne un port pour cartes SD, ça tombe bien car c’est ce format que j’utilise; la perte du port express card ne me fera ni chaud, ni froid, je ne l’utilisais pas avant.

Le trackpad sans bouton en verre dépoli offre un toucher incomparable et se voit ajouter la fonction de scrolling inertiel, permettant de faire défiler les pages d’une impulsion de 2 doigts, fonction qui devient très rapidement indispensable ! finalement je préfère ce trackpad à une souris, et certainement aux souris Apple, qui ne sont selon moi pas des plus efficaces. Le clavier en ilots, légèrement plus ferme que sur mon ancien MBP, est le plus agréable qu’il m’ait été donné d’utiliser. Bien sûr, il y a une petite adaptation quand on vient du monde PC : pas de backslash mais un @ accessible sans combinaison de touches par exemple, touches de fonctions associées aux commandes de son, de luminosité de clavier et d’écran, aux fonctions exposé et au dashboard (gestion des widgets). Comme il est rétroéclairé, il est très agréable en conditions de faible luminosité, comme le soir dans le divan avec un éclairage tamisé :)

mbp3-100415-1

Venons-en à l’écran 15.4 pouces, rétroéclairé par LEDs. J’ai opté pour la version standard 1440x900, qui permettra de jouer en résolution native à la plupart des titres récents, et donc passage obligé par l’écran brillant. Avantages de cet écran, un look plus cohérent, verre recouvrant l’écran donc entretien plus aisé et rigidité accrue de l’ensemble. Les reflets peuvent être gênants, mais la luminance élevée et l’excellent contraste permettent toutefois une utilisation dans le train par exemple. Le rendu des couleurs est superbe et les noirs sont d’une profondeur abyssale.

Point sensiblement amélioré sur cette nouvelle génération, le son ! Les deux hauts-parleurs se voient soutenus par un subwoofer et le résultat est sensiblement meilleur, même si cela reste loin de la hifi et il manque quand même encore de basses pour atteindre le Nirvana sonore ;) Venons-en maintenant aux performances. Au niveau du système en général, de la bureautique avec les suites iWork 09 et iLife 09, rien à redire, le système OS X 10.6.4 Snow Leopard est particulièrement réactif, le client Mail s’ouvre instantanément, je ne vais pas vous assommer de benchs pour les applications bureautiques, il suffit de dire que c’est plus que suffisant, un bonheur au quotidien, surtout avec les versions 9.2 d’iTunes et 5 de Safari (l’ «internet explorer» d’Apple pour les novices). Il en va de même sous Windows 7, que vous pouvez installer en «dual boot» dessus, le choix d’un système ou de l’autre se faisant au démarrage de la machine. Les indices de performances sont de 6.5 pour le graphisme, 6.9 pour le CPU, 5.9 pour la RAM et le disque dur, pas mal… Pour les sauvegardes, je recommande le système «time machine», qui permet de retrouver le système en tout ou partie tel qu’il était à un moment bien précis, à utiliser avec un disque Firewire de préférence, c’est une merveille de simplicité et d’efficacité pour les backups.

Au niveau des jeux, je commencerai par signaler que oui, on peut jouer, et bien jouer, sur un Mac. Avec l’arrivée de Steam (plus importante plateforme de vente en ligne de jeux, comparable à l’App Store bien connu des utilisateurs d’iPhone/iPad/iPod Touch) sur Mac, avec des jeux comme Torchlight, Portal, Prey, Bioshock ou Red Alert 3 qui tournent en 1440x900 avec toutes options à fond. Un système ingénieux permet d’optimiser les performances graphiques et l’autonomie : comme le processeur Arrandale dispose d’un chip graphique intégré, ce dernier peut être utilisé pour les tâches légères (bien qu’il soit capable de décoder la HD) et cela permet de ne plus se servir de la Geforce, d’où consommation inférieure et autonomie accrue. Si nécessaire, la GeForce se remet en route de manière tout à fait transparente pour l’utilisateur. Si vous voulez savoir quelle carte est active ou forcer l’une ou l’autre des cartes à s’enclencher, cherchez donc le petit utilitaire «Gfxcardstatus». Ce système est plus performant que la technologie Optimus présenté sur certains PC, car il n’a pas besoin d’une liste de programmes lui disant quelle carte graphique il doit utiliser, il se base sur les ressources système invoquées. Pas de problème donc pour les nouveaux programmes qui ne seraient pas connus du driver…

Capture MBP win 7

Bien sûr pour accéder à toutes les nouveautés, passons sous Windows 7 : des jeux relativement récents comme Modern Warfare 2, Dawn of War 2, Dragon Age, Mass Effect 2, The Witcher, sont jouables en résolution native, qualité max, avec antialiasing 4x activé., mais ne comptez pas sur Crysis ou Bad Company 2 en qualité maximale ! Pas mal du tout donc, même si j’aurais préféré qu’Apple opte pour les ATI Radeon 5650/5670 ou 5830, plus performantes et pas plus énergivores. Sous 3Dmark 06 en 1280x800, le score est de 7384 en utilisant des drivers plus récents que ceux de bootcamp et en réajustant la Geforce 330M GT à sa fréquence d’origine (Apple l’ayant un peu underclocké pour des questions d’autonomie/échauffement), à comparer aux 3500 de mon MacBook Pro de début 2008. Enfin, il est clair que pour jouer, mieux vaut être branché et disposer d’un support (et d’une souris !).

3DMark06 Macbook Pro Core i7

C’est en effet pendant les sessions de jeu que le MacBook Pro atteindra ses températures les plus élevées mais celles-ci restent maîtrisées, au détriment du volume sonore des 2 ventilateurs; en utilisation normale par contre, l’enveloppe métallique permet une excellente dissipation thermique et ce Mac est alors très silencieux. Dernier point, l’autonomie. Avec sa batterie intégrée Lithium-polymer, Apple revendique 9h de travail, je dirais plutôt 6 à 7h de surf wifi / bureautique et 4h de visualisation de film HD, ce qui reste excellent, et permet une journée de travail sans recharger. A noter que cette batterie est inamovible et doit supporter 1000 cycles de charge/décharge soit 3x plus que la moyenne, mais j’avoue que là, je n’ai pas pu tester :)

Au final, un ordinateur marquant par sa qualité de fabrication, sa cohérence hard/soft, sa facilité d’utilisation et sa polyvalence, facile à transporter, un vrai bonheur au quotidien. Ajoutez-y un écran 24» et un disque externe Firewire et vous avez de surcroît un excellent remplacement pour votre encombrant desktop.

Par hellric - Publié dans : Hardware
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : Hellric's Nightmare Media
  • : Bienvenue sur mon blog, qui vous entraînera dans un voyage au coeur de l'univers de la musique metal, d'une richesse insoupçonnée et encore trop peu connu. Je suis un ancien chroniqueur du site web défunt Ars Metallia, consacré à la musique metal sous toutes ses formes (gothique, symphonique, thrash, black, death, heavy, electro, ...). Avec ce nouveau blog, je vous ferai partager mes coups de coeur et mes incontournables "metal" au fil de chroniques d'albums et d'interviews...

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus