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Alors que ses
ex-collègues d’After Forever ont annoncé leur split cette année, le projet de Mark Jansen, Epica, affiche une santé insolente ! Quatrième album studio depuis l’éviction du sieur Jansen, et le
moins que l’on puisse dire, c’est que l’inspiration est bien présente. Les marques de fabrique du groupe sont toujours bien présentes : il s’agit d’un métal gothique éminemment symphonique et
épique (comment pourrait-il en être autrement vu le nom du groupe ;) ? ). L’évolution depuis le précédent opus “The divine conspiracy” est sensible mais il n’y a pas de révolution du genre. Tous
les éléments semblent encore plus aboutis : les choeurs et orchestrations sont absolument sublimes, la production de Sascha Paeth est étincelante. Le chant de la belle Simone Simons brille de
mille feux, et là il y a une évolution notable : elle troque par moment sont chant soprano pour un registre plus pop - avec beaucoup de bonheur et d’à-propos -, un peu comme Tarja Turunen le fit
au sein de Nightwish, espérons seulement que cela n’augure pas son licenciement ! Notons aussi que le groupe est clairement décidé à rester ancré dans le métal, les duels et les murs de guitares
ne laissent aucun doute, certains passages sont thrash, death, black ou prog, preuve de la culture profondément métal du collectif batave; de même, la puissance de feu de l’ex God Dethroned Ariën
Van Weesembeek à la batterie, qui nous offre un jeu particulièrement varié, passant des blasts à des parties groovy (“Martyr of the free world”), constitue un moteur rythmique redoutable.
Bravo aussi pour la continuation du chant grunt de Mark qui est un des éléments caractéristiques du groupe depuis toujours, Epica ne cède donc pas aux sirènes du commercial.
Comme par le passé, les compos sont longues avec une moyenne de plus de 5 minutes, parfois entrecoupées de plages d’intro purement orchestrales. Lors de la première écoute, on peut se trouver décontenancé par la luxuriance des arrangements, mais au fil des écoutes la lumière se fait sur le talent immense de Mark Jansen, cet album est digne d’une bande son de film hollywoodien, Mark revendique lui-même d’ailleurs sont amour pour les bandes originales (Hans Zimmer, ). Au final, rien n’est à jeter, les lignes de chant sont superbement mémorables et soutenues par des arrangements jamais lassants. Le lien avec le précédent opus est évident au travers de la seconde trilogie “A new age dawns”, qui culmine avec les 13 minutes 35 secondes de “Kingdom of heaven” et ses innombrables rebondissements. Les influences orientales se retrouvent, certes diluées, mais néanmoins présentes (“burn to a cinder”), histoire de nous remémorer le fait que ce projet, dans sa démo, s’appelait “Sahara Dust”.
“Design your universe” est une pièce plantureuse, flamboyante et sublime de métal symphonique dans sa plus parfaite expression, Epica peut rejoindre Therion ou Nightwish au panthéon des Dieux de ce genre, car, par toute son oeuvre, et par cet album en particulier, il contribue à faire progresser le genre.
Nuclear Blast 2009
16 pistes, 78'
www.epica.nl
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