Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 21:46
 Une des légendes du death est enfin de retour, et cette légende s’annonce bien vivante.      Après un excellent album de son projet “Pain”, Peter Tägtgren revient à ses premières amours et au groupe qui le fit connaître, avec un nouvel album entièrement fait maison. Dès les premières mesures de “Valley of the death”, on reconnaît immédiatement le style sulfureux des Suédois, puissant, tordu, mais mélodique. Si les quelques premières écoutes m’ont laissé sur ma faim, il ne faut pas enterrer trop vite ce death (facile ;) )! Hypocrisy se fend de compos relativement complexes et plus difficiles d’accès que sur les autres albums, même si certains titres sont plus aisés (“Hang him high”, “Solar empire”).  Il faut laisser à cet album s’imprimer dans les neurones pour voir s’extraire de la soupe de brutalité primitive des créatures mélodiques étranges et d’une beauté inquiétante et malsaine. Un travail de compo et d’arrangements énorme a été fait sur cet opus,  Peter  s’est bien lâché ; si le groove propre au groupe reste omniprésent (“No tomorrow”, “Tame-filled with fear”),  il renoue avec de vrais blasts beats comme sur le survitaminé “Weed out the weak”, histoire de nous rappeler qu’il a produit nombre de groupes de black metal avec succès (faut-il rappeler Dimmu Borgir ou Immortal ?) et qu’il a embauché le batteur d’Immortal, Horgh. Ce titre est d’ailleurs à mon sens le plus intéressant de l’album car il mélange habilement les genres, death, black, heavy avec même des breaks atmosphériques et quelques cordes. 

Pas mal de variété et de changements de rythmes se retrouvent dans cet album, avec également des passages doom, tout le panel métal y est passé en revue et assimilé à la sauce Hypocrisy, jamais le groupe ne copie bêtement quiconque, il se renouvelle tout en restant fidèle à 100% à ses racines. Manifeste de métal extrême, cet album porte bien son nom, il n’a pas été frappé par la grâce des dieux, mais par un Dieu lui-même !

 

 

 

Distribution :  Nuclear Blast  2009

Durée : 11 titres, 50’

Web : www.hypocrisy.tv
 

 

Par hellric - Publié dans : Death metal
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 21:38
“Shallow life” est le cinquième album pour ce groupe italien qui commença modestement, pris sous l’aile de Waldemar Sorychta, qui produisait à l’époque le principal modèle du groupe, The Gathering. Après un fantastique troisième album “Comalies”, les italiens avaient pris un virage nettement plus commercial, ciblant le rock lourd formatté radio US avec “Karmacode”. Hélas, ils ‘enfoncent dans cette voie avec le nouvel opus mais peut-on les blamer puisque le succès commercial est là… 

Reconnaissons que dans ce genre, les titres les plus directs sont bien ficelés et font mouche, comme “Survive”, “I won’t tell you”, ou encore “I’m not afraid” : de bons gros riffs bien gras et des lignes de chant “in your face” de la toujours charmante Cristina  (sans “h” !) Scabbia. La belle partage comme de coutume le chant avec le nettement moins beau Andrea Ferreo, dont les interventions ne sont pas toujours indispensables. Il y a aussi de beaux moments plus introvertis comme avec “Pain” et la plage titulaire “Shallow life”.

En contrepartie, comme c’est souvent le cas sur les albums commerciaux, d’autres titres sont plus dispensables ou en tout cas un ton en-dessous, faisant un peu office de remplissage, comme la balade manquée “Wide awake”, l’énervant “I like it”, “Underdog”, “Spellbound”, “The maze”, “Unchained…  et le soufflé retombe, l’inspiration a semblé faire défaut pas instants. Ça fait un peu trop pour un groupe de cette trempe, on les sait capable de mieux.

C’est finalement un album à consommer de suite, qui procure, sans grand effort d’immersion, un certain plaisir immédiat qu’il ne faut pas forcément bouder mais dont on se lasse vite.  Comme il se doit, la production est puissante et léchée et sied parfaitement à la musique. Un album avec un goût d’inachevé qui ne fera hélas pas date, mais pas forcément un mauvais achat, pour autant que l’on sache à quoi s’en tenir.

 

 

Century Media Records 2009

12 pistes, 44'

www.lacunacoil.it

 


Par hellric - Publié dans : Metal gothique
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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 22:04
 Theatre of Tragedy est un groupe norvégien qui fut à l’origine de tout un genre, le métal gothique qui opposait une voix féminine angélique à des grognements masculins empruntés au death-metal, et ce dès 1995, avant Tristania, Within Temptation, After Forever, il fait partie des vénérables anciens aux côtés de Paradise Lost, Anathema ou Moonspell. Pour son septième album, le groupe se paie le luxe de ne puiser ses influences que dans son impressionnante discothèque. Il faut dire qu’il y a de quoi faire, le groupe ayant eu des périodes plus atmosphériques (“Aegis”), électroniques (“Musique” et “Assembly”) ou plus rock goth (“Storm”). “Forever is the world” emprunte des éléments à toutes ces périodes, parfaite synthèse d’une carrière brillante bien que chaotique. Ainsi, on retrouve des grunts, et des pianos désabusés, orchestrations symphoniques, des effets électroniques qui se combinent à des riffs souvent lourds, parfois carrément oppressants (“Revolution”, “Hide and seek”). Si “Storm” marquait un retour des Norvégiens vers des atmosphères plus sombres, “Forever is the world” pousse plus loin et devient ténébreux, retour aux sources de ce qui fit la renommée du groupe.  Cet album noir se veut aussi plus introspectif et moins flamboyant, le contraste avec les derniers Epica par exemple est frappant, TOT restitue des émotions fragiles et intériorisées, les laissant toutefois exploser comme des bulles qui remonteraient à la surface comme sur “Transition”, ou en crescendo sur “Hollow”. Les guitares sont principalement rythmiques, ce sont surtout le chant féminin et le piano qui tissent la trame fine des mélodies, piano dont les lignes sont absolument superbes tout au long de l’album, ce qui fut également l’une des marques de fabriques dès la genèse du combo. Retour partiel aux ambiances électro avec “Astray”, où Raymond retrouve son chant clair presque murmuré. Comme sur le précédent opus, la chanteuse Nell (ex The Crest ) exécute une prestation sans failles, techniquement et émotionnellement. La production de Alexander Møklebust est parfaite, gros son pour les guitares et les basses et nuances bien rendues pour les synthés et les cordes, le mix est sans bavures.

Theatre of Tragedy a pris son temps et cela se sent, il n’y a pas de points faibles dans ce disque, mais certains morceaux exigeront davantage d’immersion pour être appréciés tandis que d’autres sont plus immédiats, un album qui fait du bien de suite mais qui saura se faire apprécier sur la durée.

 

 

Distribution :  AFM 2009

Durée : 10 titres, 49’

Web : www.theatreoftragedy.com

Par hellric - Publié dans : Metal gothique
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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 21:52
Alors que ses ex-collègues d’After Forever ont annoncé leur split cette année, le projet de Mark Jansen, Epica, affiche une santé insolente ! Quatrième album studio depuis l’éviction du sieur Jansen, et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’inspiration est bien présente. Les marques de fabrique du groupe sont toujours bien présentes : il s’agit d’un métal gothique éminemment symphonique et épique (comment pourrait-il en être autrement vu le nom du groupe ;) ? ). L’évolution depuis le précédent opus “The divine conspiracy” est sensible mais il n’y a pas de révolution du genre. Tous les éléments semblent encore plus aboutis : les choeurs et orchestrations sont absolument sublimes, la production de Sascha Paeth est étincelante. Le chant de la belle Simone Simons brille de mille feux, et là il y a une évolution notable : elle troque par moment sont chant soprano pour un registre plus pop - avec beaucoup de bonheur et d’à-propos -, un peu comme Tarja Turunen le fit au sein de Nightwish, espérons seulement que cela n’augure pas son licenciement ! Notons aussi que le groupe est clairement décidé à rester ancré dans le métal, les duels et les murs de guitares ne laissent aucun doute, certains passages sont thrash, death, black ou prog, preuve de la culture profondément métal du collectif batave; de même, la puissance de feu de l’ex God Dethroned Ariën Van Weesembeek à la batterie, qui nous offre un jeu particulièrement varié, passant des blasts à des parties groovy  (“Martyr of the free world”), constitue un moteur rythmique redoutable. Bravo aussi pour la continuation du chant grunt de Mark qui est un des éléments caractéristiques du groupe depuis toujours, Epica ne cède donc pas aux sirènes du commercial.

Comme par le passé, les compos sont longues avec une moyenne de plus de 5 minutes, parfois entrecoupées de plages d’intro purement orchestrales. Lors de la première écoute, on peut se trouver décontenancé par la luxuriance des arrangements, mais au fil des écoutes la lumière se fait sur le talent immense de Mark Jansen, cet album est digne d’une bande son de film hollywoodien, Mark revendique lui-même d’ailleurs sont amour pour les bandes originales (Hans Zimmer, ). Au final, rien n’est à jeter, les lignes de chant sont superbement mémorables et soutenues par des arrangements jamais lassants. Le lien avec le précédent opus est évident au travers de la seconde trilogie “A new age dawns”, qui culmine avec les 13 minutes 35 secondes de “Kingdom of heaven” et ses innombrables rebondissements. Les influences orientales se retrouvent, certes diluées, mais néanmoins présentes (“burn to a cinder”), histoire de nous remémorer le fait que ce projet, dans sa démo, s’appelait “Sahara Dust”.

“Design your universe” est une pièce plantureuse, flamboyante et sublime de métal symphonique dans sa plus parfaite expression, Epica peut rejoindre Therion ou Nightwish au panthéon des Dieux de ce genre, car, par toute son oeuvre, et par cet album en particulier, il contribue à faire progresser le genre.

 

 

Nuclear Blast 2009

16 pistes, 78'

www.epica.nl



Par hellric - Publié dans : Metal symphonique
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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 21:38

4 ans ! L’attente de ce nouvel opus des trublions teutons aura été diablement longue pour les fans, les attentes sont donc en conséquence très hautes, alors, déception ou satisfaction ? 

Dès les premières notes de la plage d’ouverture “Rammlied”, les doutes s’envolent ! Rammstein attaque avec son style martial et symphonique inauguré dans “Mutter”, du Rammstein puissant et majestueux comme on l’aime. Ensuite, “Ich tu dir weh” démarre sur un riff monstrueux qui nous renvoie au premier opus éponyme du groupe, Rammstein puise lui aussi son inspiration dans sa riche discographie, et c’est tout à son honneur. Beaucoup moins enluminé, ce titre va à l’essentiel avec un refrain imparable, sur un schéma très classique couplet/refrain avec un break après le 2ème tiers de la chanson, classique en somme, mais si bon ! Ensuite “Waidmanns Heil” démarre en fanfare (au sens propre), et enchaîne de nouveau sur des riffs qui nous ramènent aux glorieux débuts des Allemands. “Haifisch” avec son intro jazzy montre un groove inhabituel et une nouvelle facette pour un groupe qui nous habitue aux tempos martiaux, encore un titre direct au refrain entêtant. “Bückstabü” revient vers la bestialité avec un riff bien baveux, puis un chant extrêmement contrasté qui passe de la comptine aux hurlements. “Frühling im Paris” est un titre tendre, et c’est clairement dans ce registre que Rammstein est le moins bon, ce que confirmera par la suite “Rôter Sand “. Passons sur “Wiener blut”, classique et bon sans plus, pour en venir au succulent premier single “Pussy”, qui confirme si besoin en était que la bande à Till manie la provoc’ à la perfection, je ne résiste pas à la tentation de vous livrer leur vision “You have a pussy, I have a dick, so what’s the problem ? Let’s do it quick.” Ah si tout était si simple !? ;)  A côté de ça, c’est l’un des titres les plus accrocheurs jamais pondus par les Allemands.

J’épinglerai encore “Führe Mich” comme étant un autre titre direct et excellent dans la droite ligne de ce qu’ils font de mieux : riffs toujours impressionnant et refrain soigné sur fonds de samples en tous genres et de petites interventions de claviers bien senties. Sur la fin “Donaukinder” et “Halt” sont encore deux monuments aux tempos plus lents, avec des riffs en pure fonte de la Rühr, avec un petit côté mélancolique en plus.

En conclusion, cet album est très long et copieux, il aurait certes pu se passer de 3 ou 4 titres, mais cela reste tout bon au niveau du contenu, on en a pour son argent. Donc pas de doute, “Liebe ist für alle da” a sa place dans la discographie, et si les fans ne seront pas surpris, ils devraient être comblés, sauf ceux qui espéraient un changement de cap, mais ils ne doivent pas être si nombreux ;) 
 4 ans ! L’attente de ce nouvel opus des trublions teutons aura été diablement longue pour les fans, les attentes sont donc en conséquence très hautes, alors, déception ou satisfaction ? 

Dès les premières notes de la plage d’ouverture “Rammlied”, les doutes s’envolent ! Rammstein attaque avec son style martial et symphonique inauguré dans “Mutter”, du Rammstein puissant et majestueux comme on l’aime. Ensuite, “Ich tu dir weh” démarre sur un riff monstrueux qui nous renvoie au premier opus éponyme du groupe, Rammstein puise lui aussi son inspiration dans sa riche discographie, et c’est tout à son honneur. Beaucoup moins enluminé, ce titre va à l’essentiel avec un refrain imparable, sur un schéma très classique couplet/refrain avec un break après le 2ème tiers de la chanson, classique en somme, mais si bon ! Ensuite “Waidmanns Heil” démarre en fanfare (au sens propre), et enchaîne de nouveau sur des riffs qui nous ramènent aux glorieux débuts des Allemands. “Haifisch” avec son intro jazzy montre un groove inhabituel et une nouvelle facette pour un groupe qui nous habitue aux tempos martiaux, encore un titre direct au refrain entêtant. “Bückstabü” revient vers la bestialité avec un riff bien baveux, puis un chant extrêmement contrasté qui passe de la comptine aux hurlements. “Frühling im Paris” est un titre tendre, et c’est clairement dans ce registre que Rammstein est le moins bon, ce que confirmera par la suite “Rôter Sand “. Passons sur “Wiener blut”, classique et bon sans plus, pour en venir au succulent premier single “Pussy”, qui confirme si besoin en était que la bande à Till manie la provoc’ à la perfection, je ne résiste pas à la tentation de vous livrer leur vision “You have a pussy, I have a dick, so what’s the problem ? Let’s do it quick.” Ah si tout était si simple !? ;)  A côté de ça, c’est l’un des titres les plus accrocheurs jamais pondus par les Allemands.

J’épinglerai encore “Führe Mich” comme étant un autre titre direct et excellent dans la droite ligne de ce qu’ils font de mieux : riffs toujours impressionnant et refrain soigné sur fonds de samples en tous genres et de petites interventions de claviers bien senties. Sur la fin “Donaukinder” et “Halt” sont encore deux monuments aux tempos plus lents, avec des riffs en pure fonte de la Rühr, avec un petit côté mélancolique en plus.

En conclusion, cet album est très long et copieux, il aurait certes pu se passer de 3 ou 4 titres, mais cela reste tout bon au niveau du contenu, on en a pour son argent. Donc pas de doute, “Liebe ist für alle da” a sa place dans la discographie, et si les fans ne seront pas surpris, ils devraient être comblés, sauf ceux qui espéraient un changement de cap, mais ils ne doivent pas être si nombreux ;) 

Distribution :  Universal Music 2009

Durée : 16 titres, 66’

Web : www.rammstein.de 


 
Par hellric - Publié dans : Electro metal
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  • : Hellric's Nightmare Media
  • : Bienvenue sur mon blog, qui vous entraînera dans un voyage au coeur de l'univers de la musique metal, d'une richesse insoupçonnée et encore trop peu connu. Je suis un ancien chroniqueur du site web défunt Ars Metallia, consacré à la musique metal sous toutes ses formes (gothique, symphonique, thrash, black, death, heavy, electro, ...). Avec ce nouveau blog, je vous ferai partager mes coups de coeur et mes incontournables "metal" au fil de chroniques d'albums et d'interviews...

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